Installation d'une borne de recharge : règles et questions à poser
Mis à jour le 07/11/2026
Recharge Juste se finance par l'affiliation : certains liens vers les boutiques et les marques peuvent être rémunérés par une commission si vous achetez, sans surcoût pour vous. Comment nous choisissons.
Cette page dit ce qu'une installation de borne demande et quelles questions poser. Elle ne dit pas comment la faire : c'est le travail d'un professionnel qualifié.
Pose : jamais seul. Une borne de plus de 3,7 kW s'installe par une entreprise qualifiée IRVE (décret n° 2017-26 du 12/01/2017), selon la NF C 15-100 et la notice du fabricant. Nous expliquons ce qu'il faut prévoir et quoi demander à l'installateur, jamais comment poser une borne soi-même.
1. Les règles
- Décret n° 2017-26 du 12/01/2017 : il fixe les exigences d'installation des bornes de recharge de « puissance supérieure à 3,7 kW » et, en son article 22, la qualification des installateurs. Les entreprises doivent avoir la mention IRVE (Qualifelec ou Afnor). Texte lu sur xpair.com le 07/11/2026, Légifrance refusant nos lectures automatiques.
- NF C 15-100 : la norme des installations électriques des logements, dont une partie traite de l'alimentation des véhicules électriques.
- La notice de la borne : protection en amont, section de câble, réglage du courant.
2. La protection différentielle et le courant continu
Une voiture en charge peut produire un courant de fuite continu, que les différentiels les plus courants ne détectent pas bien. Deux réponses : un différentiel adapté en amont, ou une borne qui détecte elle-même ce courant (6 mA DC). Dans notre relevé Carplug, 30 bornes murales sur 45 annoncent la détection 6 mA DC dans leur fiche, 7 une détection sans précision, 5 aucune, 3 ne disent rien. La colonne « Détection courant continu » du comparatif le reprend pour chaque borne. Le choix de la protection revient à l'installateur, d'après la notice.
3. Le compteur et le délestage
Une borne de 7,4 kW absorbe 32 A en monophasé [calcul]. Si la puissance souscrite est juste, trois solutions : régler la borne plus bas, une borne qui pilote sa puissance d'après la consommation de la maison (la « TIC » du Linky, citée dans plusieurs titres Carplug), ou augmenter la puissance souscrite (+48,24 € par an de 6 à 9 kVA au tarif réglementé [calcul]).
4. La liste à préparer pour l'installateur
- Votre facture : puissance souscrite, monophasé ou triphasé, option Base ou heures creuses.
- La fiche de la voiture : puissance de charge en courant alternatif.
- L'emplacement : garage, allée, distance jusqu'au tableau.
- La borne choisie et sa notice, ou laissez l'installateur proposer.
En copropriété, les règles et les aides sont différentes : la page Beev lue le 07/11/2026 cite une prise en charge Advenir « dans le résidentiel collectif à hauteur de 50 % ». Nous ne traitons ici que la maison individuelle.
Questions fréquentes
Puis-je installer ma borne moi-même ?
Non pour une borne de plus de 3,7 kW : le décret n° 2017-26 réserve sa pose à une entreprise qualifiée IRVE. En dessous, faites quand même appel à un électricien pour le circuit et la protection.
Faut-il un différentiel de type B ?
Pas toujours. Si la borne détecte elle-même le courant de fuite continu (6 mA DC), un différentiel de type A peut suffire en amont, selon la notice du fabricant. Le texte de Carplug sur la borne Alfen le dit : « il est inutile d'installer un coûteux différentiel de type B ». L'installateur IRVE tranche.
À quoi sert la TIC du Linky ?
La sortie TIC du compteur Linky transmet la consommation de la maison. Une borne compatible s'en sert pour baisser sa puissance quand la maison consomme beaucoup (délestage), sans faire couper le disjoncteur.